Youth World Championship 2016 - Dix questions à Grégoire Peverelli

Le CM Jeunes de voile se déroulera du 14 au 20 décembre 2016 à Torbay en Nouvelle-Zélande. Le Comité de sélection de SST a nominé les jeunes talents suivants pour participer à cet événement : 420 Garçons: Maxime Bachelin et Arno de Planta (CVV), Radial Filles: Lucie Keller (SNG), Radial Garçons: Grégoire Peverelli (SNG), Nacra 15: Max Wallenberg et Guillaume Rol (SNG).

Grégoire Peverelli fait partie des navigateurs sélectionnés. Âgé de 17 ans, ce jeune talent de la voile est membre de la Société Nautique de Genève et est originaire de Vacallo au Tessin. Grégoire est en troisième année au Collège Claparède où il effectue sa maturité.  Grégoire Peverelli a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions :

1.    Grégoire, que signifie pour toi la participation au Championnat du Monde Jeunes en décembre ? Depuis que j’ai mis les pieds pour la première fois sur un laser il y a deux ans, l’ISAF Youth Worlds était mon seul objectif. Cette régate représente l’équivalent des Jeux Olympiques Junior. Il est donc normal qu’elle fasse rêver les navigateurs de mon âge.

2.      Et quel est ton objectif pour le Championnat du Monde Jeunes ? J’ai la chance de m’être qualifié pour l’ISAF à seulement 17 ans ce qui me permet de participer à l’édition suivante en Israël. Je compte donc prendre mes marques lors de ma première participation et viser un podium pour 2017.

3.      Quels sont tes objectifs en voile à moyen et long terme ? A court terme je compte continuer à naviguer en laser radial jusqu’en septembre 2017. Dès cette période, je ne pourrais malheureusement plus évoluer en junior et je serai donc obliger de continuer en laser standard qui est une catégorie olympique. Il est encore tôt pour parler des Jeux Olympiques mais c’est une option. Je pourrais aussi me concentrer pleinement sur les études et naviguer sur d’autres formats de régate à haut niveau.

4.      Qu’est-ce qui te fascine dans la voile ? J’aime la voile car c’est un discipline qui dépend d’énormément de facteurs pour arriver sur la plus haute marche du podium. En naviguant à haut niveau, j’ai voyagé partout en Europe et j’ai pu rencontrer des jeunes de mon âge avec qui je partage la même passion. La régate reste avant tout un jeu…. Je l’oublie souvent, c’est vrai. En sortant de sa zone de confort, on se redécouvre parfois.

5.      Quelle(s) personne(s) est/sont décisive(s) pour ta carrière et pourquoi ? Ma famille m’a toujours donné l’envie de persévérer et de continuer dans ma passion dans les bons comme dans les mauvais moments. Mes amis m’ont toujours soutenu eux aussi même si je ne peux pas toujours être avec eux. Mes entraîneurs: Marcelo Saguier qui m’a entraîné dès mes débuts à l’âge de 13 ans en Optimist. Il m’a transmis sa passion et son expérience dans le monde de la voile. Ezequiel Schargorodosky : il m’a entraîné en laser et m’a permis de me qualifier pour l’ISAF Youth Worlds. Je tiens aussi à remercier trois autres de mes coachs : Flor Cerutti et Lander Balcain ainsi que le coach de l’équipe suisse, Oliver Terol. Toutes ces personnes m’ont permis de progresser sur l’eau comme à terre.

6.      Quel est le plus difficile/grand défi à relever en voile ? Pour gagner une régate, il faut être très régulier dans ses résultats. Il faut faire partie des meilleurs à chaque manche, et pour y arriver il faut parfois risquer. Il faut pousser son bateau et sa personne au maximum sans enfreindre les règles et se faire pénaliser. Trouver le juste équilibre reste une question d’expérience.

7.      Peux-tu te souvenir de ta première fois sur un voilier et avec qui ? Si mes souvenirs sont bons, je faisais une croisière avec ma famille sur un voilier. Je devais avoir 7 ans et je me souviens d’avoir été plus intéressé par pêcher que par la voile…

8.      Quelle(s) personnalité(s) sportive(s) t’impressionne(nt) et pourquoi ? Les champions olympiques comme Ben Ainslie ou Robert Scheidt restent des exemples dans le monde de la voile pour le nombre de médailles olympiques qu’ils détiennent. 

9.     Dans la voile, qu’est-ce qui t’exaspère le plus ? En voile, la chance reste un facteur incontrôlable puisque l’on dépend des éléments, je suis donc souvent exaspéré lorsque je me fais battre par quelqu’un de chanceux. Mais à la longue le meilleur gagne toujours.

10.     Et ce qui te met en joie ? Le moment où toutes les heures passées à souffrir sur l’eau comme à terre lors des entraînements physiques portent leurs fruits. Certains de ces moments sont très intenses et représentent une grande satisfaction après autant de travail et de sacrifices.