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Les nominations

Junior Sailor of the Year

Photo : Thom Touw Photography

Anja von Allmen (RCO, YCSp, GYC, DRCS)
La Bernoise possède un impressionnant palmarès pour sa jeune car- rière. À l’âge de 15 ans, une médaille de bronze au championnat du monde junior en Chypre couronne son parcours sur Opti. Après son passage sur Laser 4.7, les succès ne se font pas attendre. L’année dernière, surprenant tout le monde, elle décroche l’or au champion- nat du monde féminin. Fin août, elle réussit le doublé s’adjugeant l’or aux Youth European à Vilamoura au Portugal. Depuis, la jeune femme s’est engagé sur Laser Radial où elle s’est classé 10e au championnat suisse sur le lac de Silvaplana réalisant le meilleur résultat féminin. Elle compte participer aux JO de 2024 et remporter une médaille.

Photo : Thom Touw Photography

Rosine Baudet (SNG)
Résidant à Villars-sous Yens dans le canton de Vaud, Rosine Baudet a deux participations aux championnat d’Europe et du monde sur Opti à son actif et évolue depuis l’âge de 15 ans dans le monde des Laser. En 2019, elle empoche la médaille de bronze au championnat d’Europe junior des Laser Radial à Athènes et se classe 6e au championnat du monde junior en Pologne. Au classement final de la Coupe d’Europe 2019, la navigatrice, membre de la Société Nau- tique de Genève (SNG), remporte la catégorie des U19 (5e au classement général). Actuellement, la Vaudoise de 18 ans se trouve à un moment charnière de sa carrière : le passage du monde junior à l’élite. Elle a terminé 8e de la Silverfleet lors de son premier championnat d’Europe des femmes sur Laser Radial en octobre dernier.

Photo : Svetlana Romantsova

Maxime Chabloz (SKA, DRCS)
Le jeune habitant de Nidwald aux origines vaudoise mé- rite bel et bien le titre de prodige. Qui peut se targuer de collectionner les titres de champions du monde junior en kite freestyle et décrocher, comme si de rien était, l’or aux championnats du monde junior de ski freeride ? Il a été sacré champion du monde en kiteboard par trois reprises etet se bat actuellement du haut de ses 18 ans pour le titre de la GKA World Tour des hommes où il s’est hissé plusieurs fois sur le podium. Mi-octobre, il s’est assuré la première place aux GKA Distance Battle Freestyle Finals, la première compé- tition virtuelle de kitesurf au monde. « Être sur l’eau signifie tout pour moi », lance-il. À force de volonté, passion et per- sévérance, il compte bien atteindre son objectif : devenir le numéro un mondial.

Female Sailor of the Year

Photo : Sailing Energy

Maud Jayet (SNG)
À l’âge de 14 ans, après sa carrière sur Opti, Maud Jayet opte pour le Laser 4.7 sur lequel elle décroche d’emblée une excellente 5e place aux championnats (1ère place chez les U16). Passée dans la série olympique des Laser Radial l’année suivante, elle confirme son talent avec d’excel- lents résultats. Avec une remarquable 9ème place aux mondiaux 2018 à Aarhus, la Lausannoise est la première athlète à qualifier la Suisse pour les JO de Tokyo. En 2019, elle se classe régulièrement dans les top 20 et monte même sur la troisième marche du podium lors de la Coupe du monde à Gênes. Avec un 16e rang aux championnats du monde en Australie et une 5e place au championnats d’Europe à Danzig (Pologne) qui a réuni mi-octobre 2020 les meilleurs éléments du moment, cette étudiante de 24 ans garde toutes ses chances pour les JO de Tokio.

Heidi Ulrich (SCSi)
Depuis six ans, Heidi Ulrich consacre tout son temps à la planche à voile. Agée de 36 ans, cette véliplanchiste ne vise pas un, mais trois records de vitesse. L’année dernière déjà, elle a pulverisé le record de vitesse sur une dis- tance d’un mille nautique (1,85 km) en battant le chrono de l’Anglaise Zara Davies détenu depuis 12 ans. Peu après, l’Uranaise a récidivé en établissant un nouveau temps de référence sur une heure avec 23,82 noeuds (44,11 km/h) de moyenne. Son prochain objectif: battre le record sur 500 mètres. Avec une victoire à la Dunckerbeck Speed Challenge, elle a confirmé qu’elle est actuellement au top de sa forme.

Laurane Mettraux (SNG, CNV)
Elle se bat depuis des années pour que les femmes soient davantage prises au sérieux (soient davantage reconnues/obtiennent plus de consi- dération) dans la voile. Son engagement porte ses fruits ! Avec son frère Nelson et le Centre d’Entraînement à la Régate (CER), Laurane Mettraux met sur pied le très performant équipage Genevois de match race et en tant que barreuse, elle mène ChicaCER à la 2e place du Swiss Interna- tional Women’s Match Race 2018 se classant ainsi parmi les meilleures navigatrices du monde. Autre victoire de prestige, elle remporte avec Ville de Genève le classement amateur du Tour Voile 2019, et cette année encore, elle réussit l’exploit avec le team DB Schenker d’être le premier équipage entièrement féminin à monter sur le podium du cir- cuit EFT Sailing Arabia depuis son lancement il y a dix ans.

Male Sailor of the Year

Photo : Christophe Breschi

Alan Roura (CNLy)
Le jeune papa s’apprête à partir pour son deuxième tour du monde à la voile. En 2017 déjà, il avait réussi l’exploit de terminer le Vendée Globe sur un des plus vieux bateaux en lice (12e) devenant ainsi le plus jeune skipper de l’histoire à boucler cette course autour du monde en solitaire. Avec La Fabrique, il compte bien y mettre du sien pour tenter d’atteindre les premières places. Le bateau n’a beau pas être très récent, mais le Genevois et son équipe l’ont modernisé et doté de foils pour le rendre plus performant. En été 2019, Alan Roura bat le record de la traversée de l’Atlantique nord en solitaire sur monocoque. Même s’il a renoncé à la Vendée-Arctique-Les Sables pour assister à la naissance de son fils, il aborde la nouvelle édition de « l’Everst des mers » en toute confiance.

Photo : Gwidon Libera

Eric Monnin (SCStä, RVB)
Docteur en physique natif des bords du lac de Zoug, Eric Monnin est considéré comme l’un des meilleures match racer du monde. En oc- tobre 2019, il prend la tête du classement mondial de match racing qu’il ne lâche plus jusqu’en été 2020. Parallèlement, Éric Monnin s’illustre aussi dans d’autres domaines. Multiple champion suisse, d’Europe et du monde, on le retrouve au sommet de nombreux classements nationaux et internationaux. Cette saison, il sort vainqueur des 5 jours du Léman en duo avec sa partenaire Ute Wagner. Il est en outre à l’origine du fameux Monofoil Gonet, développé de concert avec Damian Weiss qui n’a pas manqué de susciter l’attention du monde de la voile. Depuis l’année dernière, Éric Monnin est en outre chef de l’équipe suisse pour la Stars Sailors League Gold Cup.

Photo : Sailing Energy

Elia Colombo (CVLL)
Ce n’est pas pour rien qu’Elia Colombo est considéré par beaucoup comme le nouveau champion de planche à voile. Étudiant en éco- nomie, le Tessinois âgé de 25 ans a décroché la 8e place du championnat du monde de foil IFCA 2019 et surpris tout le monde cette an- née en terminant 5e des championnats d’Eu- rope d’IQFoil tenus sur le lac de Silvaplana. A peine une semaine plus tard, il défend son titre de champion Suisse en Foil. IQFoil Windsurfing deviendra olympique en 2024. Si le chemin est encore long et la concurrence au sein du Swiss Sailing Team s’annonce rude, Elia Colombo possède le potentiel de cartonner.

Sailing Team of the Year

Photo : Sailing Energy / GC32 Tour

Alinghi
Team Alinghi continue inlassablement à surfer sur la vague du succès. Sa suprématie chez les D35 avec huit titres fait certes partie du passé, mais la for- mation d’Ernesto Bertarelli est très attendue sur les nouveaux T35 où elle fait partie des grands favoris. Au niveau international, Alinghi a gagné quatre fois les Extreme Sailing Series, dominé le championnat du monde 2019 des GC32 fin juin à Lagos (Portugal) avec Arnaud Psarofaghis à la barre, Nicolas Charbonnier, Timothé Lapauw, Bryan Mettraux et Yves Detrey et survolé la concurrence avec trois victoires ors de la GC32 Tour.

Photo : Sailing Energy / GC32 Tour

Team Tilt Sailing
Les jeunes loups du Team Tilt ont réalisé de magnifiques cam- pagnes de Youth America’s Cup avant de s’imposer lors du tout premier championnat du monde des GC32 en 2018. Vivier de talents unique dans son genre, la structure fondée par Alex Schneiter prépare les jeunes navigateurs à une carrière inter- nationale au plus haut niveau et soutient les projets olympiques de Maud Jayet (voir Female Sailor of the Year), Nils Theuninck et Sébastien Schneiter/Lucien Cujean (49er). Avec une 10e place aux mondiaux 2018 d’Aarhus, ces derniers sont parvenu à qualifier la Suisse pour les JO 2021. En confirmant leur per- formance avec une 12e place au championnat du monde en Australie, ils ont définitivement obtenu le sésame pour Tokyo.

Photo : Anne Beaugé

Roesti Sailing Team
La course au large fait partie intégrante de son ADN. Après plusieurs participations à la Mini Transant, le Zurichois Simon Koster et le Genevois Valentin Gautier décident de passer la vitesse supérieure. Ensemble, ils montent un projet en double 100% helvète : le Roesti Sailing Team, avec l’objectif de disputer la Transat Québec Saint-Malo sur un Class 40. L’année dernière, les deux complices ont terminé au pied du podium avec une fantastique 4e place. Suite à l’annulation de la Transat 2020, ils ont relevé le défi de courir la Round Britain qu’ils ont bouclé fin août en amélio- rant le précédent record de près de douze heures ! Mais à ce jour, le point d’orgue de leur carrière reste sans doute la victoire de la très exigeante Normandy Channel Race en septembre dernier sur leur Class 40 Banque du Léman.

Sailing Project of the Year

Swiss Foiling Academy
Pour la première fois en suisse, une structure propose aux jeunes amateurs une formation pour devenir semi- ou professionnels de la voile à foils. Basée à Lausanne, la Swiss Foiling Academy s’adresse aux jeunes dès 16 ans et leur permet d’accéder aux bateaux volants de nouvelle géné- ration tel que les Flying Phantom ou les GC32 à travers de son centre de formation. Emmené par Julien Monnieur, une équipe de professionnels et semi-professionnels encadre le programme de l’académie et participe régulièrement aux grandes régates. De huit participants en 2019, le nombre de jeunes talents inscrits à cette association à but non lucratif est passé à une trentaine, malgré la situation exceptionnelle induite par le Covid-19.

SP80
Une équipe d’ingénieurs et d’étudiant de l’EPFL s’est lan- cée un pari ambitieux : construire un bateau qui, à la seule force du vent, peut atteindre les 150 km/h (80 nœuds). Le projet doit également permettre de trouver des solutions inédites et des concepts novateurs qui se laissent trans- poser dans le monde de la voile. En 2019, l’EPFL accorde son soutien au projet. Grâce à ce partenariat scientifique, SP80 bénéficie d’infrastructures de recherches de pointe, profite du savoir des professeurs tout en offrant aux étu- diants de l’EPFL la possibilité de se joindre à eux. La tenta- tive de record de Speed Sailing est prévue en 2022.

blu26 : Rookie Initiative
Comment intéresser les jeunes pour un type de bateau ? La communauté des blu26 a peut-être trouvé la réponse. Dans le cadre de la « Rookie Initiative » elle met un bateau à disposition aux jeunes navigateurs souhaitant se lancer dans le sport de compétition et leur propose une séance d’entraînement en amont de la course. Les frais d’inscription sont entièrement pris en charge par la Rookie Initiative. En 2019, deux jeunes équi- pages se sont entraînés sur le lac de Zoug et de Zurich et ont obtenu deux wildcards pour le cham- pionnat suisse des blu26. L’année prochaine, le programme sera poursuivi. Gageons qu’il servira à d’autres navigateurs comme tremplin pour passer du dériveur au quillard et contribuera à agrandir la communauté des blu26.

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