La Golden Globe Race se distingue radicalement des grandes courses au large modernes. Les concurrents naviguent dans des conditions inspirées de la première édition de 1968 : pas de GPS, pas d’ordinateur ni d’aide électronique moderne à la navigation. Pour déterminer sa position, Etienne Messikommer devra notamment utiliser un sextant, le soleil, la lune et les étoiles, avec des cartes papier et un compas. Les informations météorologiques reçues à bord sont également limitées.
À bord de « Bernard », son voilier baptisé en hommage aux navigateurs Bernard Moitessier et Bernard Stamm, le Vaudois s’est préparé à passer environ 250 jours en mer. Nourriture et eau doivent être embarquées pour plusieurs mois et les contacts avec la terre seront extrêmement limités. Au-delà de la compétition, cette course représente donc un défi de navigation, d’autonomie et d’endurance particulièrement exigeant.
Cette aventure porte également un message en faveur de la protection de la nature. Etienne Messikommer est partenaire de PanEco, une organisation qu’il connaît depuis son adolescence et qui œuvre notamment pour la protection des orangs-outans de Sumatra et de leur habitat. Il profite de la visibilité internationale de la Golden Globe Race pour sensibiliser le public à cette cause. Une campagne accompagne son tour du monde avec l’objectif de récolter 1 franc pour chacun des 30'000 milles marins parcourus, au profit des programmes de protection des orangs-outans.
Cette première participation suisse constitue aussi une nouvelle page pour la voile helvétique au large. Pendant les prochains mois, Etienne Messikommer portera les couleurs suisses autour du monde dans une épreuve où l’objectif est autant de naviguer avec constance que de parvenir au terme de cette aventure hors norme.
Swiss Sailing souhaite à Etienne Messikommer une bonne course et, en toute sécurité et avec beaucoup de plaisir !